C'est quelque part entre 2003 et 2004, au cours d'une soirée de prière à l'Église des Assemblées de Dieu, le Temple de Jérusalem d'Agbalépédo, à Lomé qu'une voix douce mais bouleversante vint me chuchoter ces mots :
« Tu vas me construire des Églises. Des lieux de culte où Moi, l'Éternel, je siégerai et serai honoré, de génération en génération. »
En un instant, une vision s'imposa à moi. Une architecture majestueuse, grande, solennelle, rayonnant d'une dignité resplendissante semblable à une basilique dénommée aussi « Temple de Jerusalem ».
Puis je revins à la réalité. Et la réalité était brutale.
J'étais étudiant, pauvre d'une pauvreté sans répit. Des journées entières sans un franc. Les frais de scolarité venaient de bondir de 4.500 à 50.000 FCFA. Je dormais dans une chambre offerte par charité. Ce soir-là, je n'étais pas venu prier pour bâtir des temples — j'étais venu supplier Dieu de m'aider à trouver de quoi manger cette nuit-là et m'aider à payer ma scolarité. Je repoussai la vision. Derrière mes excuses bien raisonnées, il n'y avait que deux choses : La peur et le manque de foi.
Le 10 septembre 2009, dans cette même église, la voix revint. Cette fois, je n'ignorai pas. J'écrivis. Puis je priai deux prières seulement : l'une pour un frère qui attendait toujours un enfant, le fruit de son mariage qui tardait. L'autre pour demander à Dieu de me bénir, un jour, afin que je puisse accomplir ce qu'Il m'avait confié. Dans ma naïveté, j'attendais un miracle spectaculaire - quelqu'un frappant à ma porte, une enveloppe à la main. Ce miracle ne vint pas. Du moins, pas comme je l'imaginais.
C'est fin 2025 que la lumière se fit en moi.
Dieu n'attendait pas que je sois millionnaire d’abord avant que Sa maison ne soit bâtie. Il attendait que j'obéisse — que j'agisse par la foi et non par la vue, et que je Lui fasse confiance pour le reste. Car c'est Lui qui bâtit Sa maison. Pas nous. Alors je me posai une question simple : Où ce premier temple doit-il être construit ?
L'Esprit me conduisit aussitôt vers mon village natal, Yébou-Yébou. Et avec lui revinrent, comme surgies d'hier, des prophéties anciennes que l'Éternel avait prononcées sur ce village quand j'étais l'un des très rares préadolescents (10 à 14 ans) dans cette même église, des paroles de feu annonçant que ce village deviendra une cité lumineuse, glorieuse et industrielle. Alors me revint le livre de Habacuc 2 qui dit : Grave la prophétie… son temps est fixé… elle s'accomplira certainement.
Et là, j'appris que l'église du village débordait, que les fidèles n'y tenaient plus, et que la priorité absolue de la communauté était la construction d'un nouveau temple.
Cette coïncidence n'en est pas une. Plus de vingt ans de silence, de doute, de prière dans l'obscurité — et tout s'aligne en un seul moment. Dieu avait tracé Ses voies bien avant que nous ayons eu la foi de les emprunter.
Ce projet est né dans la misère. Il a grandi dans la prière. Et aujourd'hui, il est prêt à prendre vie.
Mais il a besoin de toi.
Il a besoin de toi. De nous. Pas seulement d'un millionnaire — de toi, avec ce que tu as, là où tu es. Parce que c'est ainsi que Dieu a toujours bâti : pierre après pierre, cœur après cœur, geste après geste.
Chaque contribution est une pierre posée sur l'autel de cette vision. Tu n'aides pas un homme — tu entres dans une histoire qui te dépasse, celle d'un Dieu qui choisit des mains humaines, des mains comme les tiennes, pour bâtir Sa maison.
